La décision est tombée ce lundi matin : il n'y aura pas de nouveau casino en Ontario (précisément dans la ville d'Ottawa). Ce refus des autorités a profondément choqué Eugene Melnyk, l'homme d'affaires initiateur de ce projet. Pour lui, ce verdict est arbitraire, et il compte bien l'attaquer en justice.
Eugene Melnyk, homme d'affaires canadien, souhaitait obtenir l'autorisation d'installer un nouveau casino dans la ville d'Ottawa (principale ville de la province d'Ontario). Il travaillait semble-t-il à ce projet depuis plus de 2 ans, mais n'a pas obtenu gain de cause : le ministre des Finances et du Développement de la province a confirmé ce lundi le refus de cette initiative. Par contre, le comité communal des finances et du développement a accepté qu'il y ait un agrandissement du centre de jeux déjà existant, celui du Rideau-Carleton. Ainsi, l'hippodrome du Rideau-Carleton disposera au total de 1250 machines à sous et de 21 tables de jeu supplémentaires.
Cependant, les débats autour d'un nouveau centre de jeux à Ottawa remontent à plus de 2 ans. La commune avait auparavant introduit une demande à cet effet, et s'était plantée devant un refus de la province. Mieux, elle a même proposé qu'il y ait à proximité de l'hippodrome un casino satellite. Et là encore, la province a donné une réponse négative, précisant que « le seul endroit acceptable » pour un espace de jeux dans la ville d'Ottawa est l'hippodrome du Rideau-Carleton. La province a justifié son choix par le fait qu'il n'est pas convenable pour Ottawa et sa population d'avoir dans un aussi petit rayon 2 centres de jeux d'une forte importance.
Naturellement, c'est la direction du Rideau-Carleton qui est grande bénéficiaire de cette décision ! En effet, l'établissement aurait sérieusement souffert de l'implantation d'un nouveau centre, et cela aurait bien pu se solder par sa fermeture. Pour l'instant, l'hippodrome a encore de beaux jours devant lui, puisqu'il est le seul réel gagnant de l'affaire, avec une autorisation d'expansion de son aire de jeux. Quant à Eugene Melnyk, promoteur de l'idée du second casino, il se sent frustré et victime de favoritisme. Il a investi de fortes sommes dans son club de hockey, et cherche depuis 2006 à rentabiliser cet investissement. Il a d'abord soumis la requête d'installation d'un club de soccer qui a été rejetée, et maintenant, celle d'un casino qui subit le même sort…
Notre homme d'affaires n'exclut pas de poursuivre la ville d'Ottawa en justice, mais cette entreprise comme les autres, n'est pas gagné d'avance et pourrait bien se solder à nouveau par un échec.